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Ils risquent de disparaître
Palais Beylicaux
Ils risquent de disparaître
 
Vandalisés, squattés... les palais beylicaux ont perdu leur aura d’antan Symboles d’un passé fastueux, les palais beylicaux ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, offrant un bien triste spectacle. Livrés à l’abandon, ils tombent en ruine et ressemblent à des fantômes. Le palais Kheireddine-Pacha, le palais Ahmed-Bey et le palais beylical d’Hammam-Lif ont perdu leur aura d’antan, subissant tous le même sort.

De la splendeur d’antan, ils ont sombré dans la spirale infernale de la décadence, au lendemain de l’Indépendance, victimes des mauvais desseins ou plutôt de la mauvaise volonté des gouvernants qui n’ont pas cherché à préserver ces monuments du passé. A-t-on laissé sciemment ces palais tomber en ruine afin d’effacer un pan indésirable de l’histoire de la Tunisie? En effet, les beys, à l’exception de quelques-uns, dont Moncef Bey, ont de tout temps été associés à l’occupation française... L’autre raison qui justifierait l’abandon de ces monuments serait le manque de moyens financiers dans la mesure où l’entretien de ces palais serait très coûteux. Or, au lendemain de l’Indépendance, certains d’entre eux ont été restitués par les autorités de l’époque à des descendants embarrassés par cet héritage encombrant, difficile à entretenir.

Des monuments en piteux état, faute de restauration

La valeur historique, architecturale et patrimoniale de ces monuments, témoins d’une partie de l’histoire, impose, aujourd’hui, de les conserver et les entretenir jalousement, à l’instar de pays comme la France, la Turquie ou l’Egypte qui ont si bien su préserver leurs monuments historiques, en les entretenant à merveille. Vestige de la dynastie husseïnite, témoin du faste d’une époque révolue, le palais d’Hammam-Lif est devenu méconnaissable, au grand dam des habitants de cette ville. Edifié au XVIIèmesiècle, ce beau palais servait de résidence aux beys durant l’hiver. Ils venaient profiter des eaux chaudes jaillissant de Boukornine pour soigner leurs rhumatismes. Ce palais a également accueilli, entre ses murs, de prestigieux écrivains comme Gustave Flaubert, Georges Duhamel et Guy de Maupassant qui y ont fait une cure au XIXèmesiècle. Mais, au lendemain de l’avènement de la République, les autorités locales l’ont détourné de sa vocation initiale et au lieu de le protéger et de le conserver, ils ont fini par le transformer en abri pour familles pauvres. Sous la période de Ben Ali, les pièces de ce palais ont servi de bureaux aux cellules politiques relevant du parti hégémonique puis les salles ont été transformées en ateliers de formation pour jeunes filles organisés par l’UNFT. Mais l’humidité et les intempéries, en plus du manque d’entretien, ont fini par avoir raison de ce monument qui s’est totalement dégradé pour ne plus devenir qu’un amas de ruines. Après l’avoir vandalisé, des voyous et des SDF ont squatté les pièces intactes restantes. Les autorités locales n’ont pas pu le restaurer en raison des sommes colossales que nécessite sa réhabilitation. Aujourd’hui, ce palais se trouve dans un piteux état.

Menacés par la spéculation immobilière

Les palais du Saf-Saf et de La Goulette tombent également en ruine. Ahmed Bey a fait l’acquisition du ksar de Saf-Saf au XIXèmesiècle auprès d’un riche comte italien du nom de Giuseppe Maria Raffo. Plusieurs bâtiments sont venus s’ajouter à l’ossature principale. Mais depuis l’Indépendance, plusieurs parties de la résidence ont été détruites. Il ne subsiste aujourd’hui de ce monument que l’aile constituée des appartements privés du bey auxquels on accède depuis la cour d’entrée par un grand hall, relié à un escalier de marbre conduisant aux étages supérieurs. Vandalisé, détruit et squatté par des familles qui en ont occupé les pièces vides, le palais est menacé par la spéculation immobilière. Obtenant un prêt d’une banque tuniso-koweïtienne, une société immobilière privée en a fait récemment l’acquisition et a voulu le démolir afin de construire à sa place un complexe immobilier de luxe. Le palais Ahmed- Bey n’a pu être sauvé in extremis que grâce à l’intervention de l’Institut national du patrimoine (INP) qui l’a classé sur la liste des monuments historiques nationaux afin de le protéger.


Proposé à la vente par des héritiers du bey qui ont du mal à l’entretenir, le palais de La Goulette a également fait l’objet d’un classement pour ne pas être démoli. S’ils sont, aujourd’hui, protégés, le problème est loin d’être résolu pour ces monuments, dans la mesure où, exposés aux intempéries et au manque d’entretien, ils ne font que décrépir davantage. «Seule une prise de conscience collective pourra sauver ces palais de l’oubli, note l’architecte, spécialiste du patrimoine, Sonia Slim. L’Institut national du patrimoine ne peut pas à lui seul protéger ces palais. Il faut que la société civile se mobilise et entreprenne des actions citoyennes afin de sensibiliser les citoyens à la nécessité de protéger ces sites de notre patrimoine. Les promoteurs qui font l’acquisition de ces palais doivent veiller à en préserver le contenu. Le mécénat culturel pourrait également sauver ces palais. Des privés peuvent, à titre d’exemple, financer des opérations visant à restaurer ces monuments et à les reconvertir soit en espaces culturels, soit de loisir».

Source : La Presse

 
 
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